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3 idées pourLa conception et la mise en œuvre d’un nouveau business model, d’une nouvelle gamme de produits, d’une réorganisation, prennent de nombreux mois voire quelques années et nombre de ces transformations échouent car certaines phases de ce long processus sont négligées par les différents acteurs de l’entreprise. William Bridges, dans son livre « Transitions »  a synthétisé de manière simple et lumineuse ces étapes autour de : La fin (étape 1), la zone neutre ou le chaos (étape 2) et le nouveau départ (étape 3). Bien souvent, la direction générale se focalise sur la phase 3 car elle y pense depuis longtemps et met toute son énergie pour la mener à bien. Les collaborateurs sont concernés d’abord par ce qu’ils quittent (la fin) et dont ils doivent faire le deuil : une activité, un environnement, des collègues…Le management est coincé entre les deux étapes, soucieux de relayer la direction et aux prises avec les résistances au changement des collaborateurs … et parfois aux leurs. Alors comment accompagner les collaborateurs dans la transition dans un tempo juste ?

3 idées pour : être le super manager de la transformation

Honorer le passé dont on fait table rase

Arnaud Constancias

Arnaud Constancias

Président de la Fédération des Superviseurs Professionnels, consultant associé Souriez Vous Managez

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PROCHAINEMENT : Effectuer un diagnostic orienté solution en mode collaboratif  

1. Apurer le passé (phase 1) :

  • Vous devez honorer le passé dont on fait table rase. Il est nécessaire de célébrer les réussites passées et les personnes qui les ont permises afin d’éviter qu’elles se sentent désavouées. Etant ainsi reconnues, elles pourront plus facilement accepter la transition.
  • Il convient ensuite d’accompagner individuellement chaque collaborateur en favorisant l’expression de leurs émotions ; cela leur permettra d’avancer dans la courbe de deuil d’Elisabeth Kübler Ross (choc, déni, colère, marchandage, tristesse, acceptation).
  • Enfin, il faut achever les transformations antérieures pour ne pas cumuler les incertitudes, les incohérences et avoir trop de problèmes à résoudre en même temps.

 

2. Communiquer dans l’incertitude (phase 2) :

  • La transformation tarde à se mettre en œuvre, il y a quelques ordres et contre-ordres et l’ancien et le nouveau se chevauchent. L’incertitude qui résulte de la zone neutre (ou chaos) entraîne inquiétudes et doutes sur la réalisation du projet, sur la capacité du management à le mener à bien et parfois même sur sa crédibilité.
  • Les individus sont surchargés. Certains sont impliqués, d’autres sont attentistes et indécis. Des mauvaises habitudes refont surface et l’organisation devient vulnérable.
  • Cela conduit souvent les managers à ne pas communiquer, car ils n’ont pas de décisions définitives à proposer. L’enjeu de cette phase est justement de continuer de communiquer régulièrement pour dire ce qu’il se passe, ou ne se passe pas, pour donner et redonner du sens à la transformation et pour répondre à toutes les questions, même s’il faut parfois dire « Je ne sais pas ».
  • Enfin, pour maintenir l’équipe en tension positive, il faut focaliser l’attention et l’action des collaborateur sur l’opérationnel avec des objectifs concrets à court terme.

 

3. Enchanter le nouveau départ (phase 3) :

  • Vous devez entretenir la flamme et projeter une image valorisante du projet. Mais pour cela, plutôt que de « vendre » le projet trop ouvertement, peut-être vaut-il mieux demander aux collaborateurs comment ils visualisent le changement, en utilisant des méthodes symboliques comme, par exemple,  un photo langage ou bien en leur faisant réaliser une fresque de l’arrivée au port, ou d’autres méthodes créatives).A eux de décrire le résultat, les plus et les bénéfices attendus. A vous d’organiser l’expression des craintes pour les transformer ensemble en opportunités en élaborant ensemble des solutions créatives.
gérer ses peurs

3 IDÉES POUR : gérer vos peurs et celles de vos collaborateurs

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Et pourquoi le manager n’aurait-il pas le droit d’avoir peur ! C’est un être humain après tout. Encore faut-il donner l’exemple en apprenant à gérer ses propres peurs. Indispensable pou mieux gérer les peurs de ses collaborateurs…

3 IDÉES POUR : animer une réunion flash

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de l’importance d’organiser une réunion flash au moment opportun. Oui mais c’est quoi le bon moment ? Et ça concerne qui ? Et que dire en réunion flash, de quelle manière ? Voici quelques clefs pour une réunion flash qui dépote !

faire faire

3 IDÉES POUR : passer de faire à faire faire

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Après plusieurs années passées comme collaborateur dans votre domaine d’expertise, vous voici nommé manager ! C’est un aboutissement. Ou bien un début. Tout dépend de l’angle de vue ! Quelle posture adopter vis-à-vis de vos pairs , de la hiérarchie et de votre équipe ? Comment faire pour « faire faire » et passer de l’expertise au management de proximité ?

gérer son temps en dégégant

3 IDÉES POUR : gérer son temps avec valeur ajoutée

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Prendre de la hauteur, lever la « tête du guidon », sortir de l’opérationnel, remplir pleinement le rôle de manager… Mais aussi porter la vision, décliner la stratégie de l’entreprise, prendre le juste recul pour accompagner et faire progresser ses équipes, et tout cela en plus de l’opérationnel qui prend déjà tout son temps !

interdépendance

3 IDÉES POUR : développer l’autonomie de son collaborateur

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Le monde changeant exige des entreprises agiles et des collaborateurs autonomes et moteurs. Certains managers préfèrent des collaborateurs dépendants, cela renforce leur pouvoir ou l’estime d’eux-mêmes. Mais ils risquent gros en empêchant ainsi à leurs collaborateurs de grandir. D’autres managers ne sont pas contre l’autonomie mais ils ne savent pas bien comment faire. Il est vrai que des mécanismes complexes sont en jeu et qu’une grille de lecture est nécessaire. L’analyse transactionnelle nous donne des clés avec les quatre phases d’autonomie que nous pouvons transposer à la réalité de l’entreprise.

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